{"id":536,"date":"2021-02-20T21:12:17","date_gmt":"2021-02-20T21:12:17","guid":{"rendered":"https:\/\/raymundkaiser.de\/wp\/?p=536"},"modified":"2021-04-23T11:50:00","modified_gmt":"2021-04-23T11:50:00","slug":"farbe-karin-stempel-installation-in-der-evangelisch-reformierten-kirche-in-radevormwald-1998","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/raymundkaiser.de\/fr\/farbe-karin-stempel-installation-in-der-evangelisch-reformierten-kirche-in-radevormwald-1998\/","title":{"rendered":"Couleur | Karin Stempel | Installation dans l&#8217;\u00e9glise luth.-r\u00e9f. Radevormwald, 1998"},"content":{"rendered":"<p><strong><span class=\"headblack\">Couleur <\/span><\/strong>| Karin Stempel | Installation dans l&#8217;\u00e9glise luth.-r\u00e9f. Radevormwald, 1998 | Traduction par Klaus Effertz | <a href=\"https:\/\/raymundkaiser.de\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/Rade.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Catalogue<\/span><\/a><\/p>\n<p>Les diff\u00e9rent dogmes sur la reconciabilit\u00e9 du culte d\u2019images avec le Deuxi\u00e8me Commandement (&#8230;) qui provoqu\u00e8rent, \u00e0 l\u2019\u00e9poque de la R\u00e9formation, des conflits aussi violents tel que l\u2019iconoclasme continuent \u00e0 marquer profond\u00e9ment l\u2019architecture int\u00e9rieure et ext\u00e9rieure des \u00e9glises des diff\u00e9rents communaut\u00e9s chr\u00e9tiennes. Alors que le catholicisme, en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l\u2019incarnation du Christ, pratique la v\u00e9n\u00e9ration d\u2019une image ou d\u2019une sculpture comme dialogue, le protestantisme, par rapport \u00e0 cela, prend une position ambigu\u00eb, tout en suivant les id\u00e9es contradictoires qu\u2019a \u00e9non\u00e7\u00e9es Luther \u00e0 ce sujet. L\u2019Eglise r\u00e9form\u00e9e, pour sa part, tend \u00e0 refuser strictement toute v\u00e9n\u00e9ration iconographe, un refus qui se manifeste le plus clairement chez les Calvinistes, et ce dans leur conviction que seule la parole puisse exprimer Dieu. Le d\u00e9bat contemporain, malgr\u00e9 les conceptions vari\u00e9es, traduit une id\u00e9e bien pr\u00e9cise de la relation entre esprit et mati\u00e8re, comme de la transformation de l\u2019un en l\u2019autre. En fait, cette question n\u2019a rien perdu de son actualit\u00e9 et continue \u00e0 affecter tous les domaines de notre vie.<\/p>\n<p>Dans son oeuvre r\u00e9alis\u00e9e dans l\u2019\u00e9glise r\u00e9form\u00e9e de Radevormwald, Raymund Kaiser ob\u00e9it (in-)consciemment \u00e0 l\u2019absence voulue de toute repr\u00e9sentation qu\u2019exprime l\u2019int\u00e9rieur de cette \u00e9glise, et ce malgr\u00e9 le fait que sa d\u00e9marche artistique vise \u00e0 la peinture dans sa forme la plus pure. Peinture, pour Raymund Kaiser, est reflexion sur la couleur et ses pr\u00e9sences diff\u00e9rentes, une recherche qu\u2019il poursuit depuis de longues ann\u00e9es. D\u2019une part, I\u2019image est comprise comme surface peinte, un ensemble consistant en nombreuses couches, peintures sous-jacentes et glacis, tout en conservant en elle les \u00e9l\u00e9ments constituants de toute peinture: Peinture comme corps et peau. Une substance qui couvre, avale et absorbe, matte et auto-suffisante. Renferm\u00e9es et herm\u00e9tiques, les surfaces peintes paraissent sceli\u00e9es, ind\u00e9pendantes de tout contexte \u2013 n\u2019existant que pour elles-m\u00eames. D\u2019autre part, dans des oeuvres le plus souvent diptyques, divis\u00e9es en deux champs de peinture, la peinture semble lib\u00e9r\u00e9e, pour rayonner partout dans l\u2019espace \u2013 sans attache et l\u00e9g\u00e8re, color\u00e9e et brillante, sans source apparente.<\/p>\n<p>Le travail le plus r\u00e9cent de Raymund Kaiser se concentre \u00e9galement sur ces surfaces peinte, diaphanes et opaques, qui r\u00e9agissent avec la plus grande d\u00e9licatesse \u00e0 la fa\u00e7on dont la lumi\u00e8re entre et se disperse dans l\u2019espace dans lequel s\u2019inscrit la peinture. Les couleurs dans leur ton, corres-pondent \u00e0 la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 lumineuse de l\u2019architecture \u00e9clair\u00e9e \u00e0 travers les hauts vitraux, et par l\u00e0 accentuent cette illumination. Le jaune faible et repris qui, comme un bandeau luminescent autour de l\u2019espace, se pose sur les capitaux des vitraux, semble contenir et refl\u00e9ter le soleil. Selon l\u2019incidence et l\u2019intensit\u00e9 de la lumi\u00e8re, et suivant la r\u00e9fraction de cette lumi\u00e8re, ce jaune devient rayonnement immat\u00e9riel ou semble \u00e9maner une luminosit\u00e9 matte comparable \u00e0 celle d\u2019un feu en voie de s\u2019\u00e9teindre.<\/p>\n<p>La structure dialectique de la peinture, son ouverture universelle et son immat\u00e9rialit\u00e9 d\u2019un c\u00f4t\u00e9, et son opacit\u00e9 et fermeture de l\u2019autre, deviennent le plus \u00e9vident dans le travail que Kaiser a r\u00e9alis\u00e9 dans l\u2019entr\u00e9e de l\u2019espace \u00e9ccl\u00e9sial. Le portal vitr\u00e9 se trouve utilis\u00e9 comme support servant, de l\u2019ext\u00e9rieur, comme fond sur lequel la peinture se disperse \u2013 opaque et reposant en elle-m\u00e9me comme une porte ferm\u00e9e pour, de l\u2019int\u00e9rieur, prendre l\u2019aspect d\u2019un vitrage protecteur de l\u2019image, d\u2019une image qui semble se trouver de l\u2019autre face, comme dans la peinture sous verre. Bien que la surface picturale, de cette mani\u00e8re, se voit s\u00e9par\u00e9e de l\u2019espace, le verre entre comme moyen d\u2019ouverture. Il ouvre la surface vers l\u2019int\u00e9rieur qui se refl\u00e8te dans la lumi\u00e8re du champ pictural.<\/p>\n<p>Une peinture qui, comme dans ce cas, repose sur ce jeu entre champs picturaux diaphanes et opaques mis en sc\u00e8ne de fa\u00e7on int\u00e9lligente et sensible, n\u2019est d\u2019autre qu\u2019une reflexion sur l\u2019essence de la peinture une peinture \u00e0 la fois mati\u00e8re et objet et libre rayonnement immat\u00e9riel.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Couleur | Karin Stempel | Installation dans l&#8217;\u00e9glise luth.-r\u00e9f. 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